Et plusieurs fois encore...
Ça a commencé au début de notre relation, tu ne m'aimais pas encore. Je t'ai quittée pour une autre. Nous avons fait l'amour pour la première fois le jour de cette rupture... en cadeau d'adieu. Nous avons beaucoup discuté ce jour là, j'ai commencé à comprendre ta complexité, tu m'a avouer commencer à éprouver quelques sentiments... enfin ! mais c'était trop tard. J'ai finalement trouvé un pretexe pour quitter l'autre et mieux revenir vers toi.
Nous avons décidé de vivre comme si nous pouvions nous quitter demain, mais nous avons bati notre couple comme si nous étions marié. La fidélité en premier plan.
Le boulot m'a ammené à rencontrer des gens que je t'ai présenté. Tu as été jalouse d'une femme mure que tu accussais de me draguer. Je suis parti en déplacement régulièrement, je crois que tu as toujours eu du mal à le gérer. Par la force des choses, te sentant malheureuse et victime, je me suis mis dans le role du bourreau, j'en ai souffert, j'avais besoin de reconfort, mais tu ne m'écoutais pas, me rejettant la faute. Un soir tu m'as avoué qu'un ami à ton frère avait tenté de t'embrasser, j'entendais mal dans cette cabine sur les grands boulevards. Je savais que tu étais très attiré physiquement par lui. J'ai cru que le pire était arrivé, que tu prennais des pincettes pour me l'annoncer, que le lendemain tout serais fini...
J'ai craqué, j'avais besoin de réconfort. Avec un ami nous sommes allés voir les prostitués. C'est la plus grande honte de ma vie... Elles venaient de Sierra Leonne, l'une ne parlait pas français. Elle m'a sucer à deux reprises. J'ai eu l'impression de profiter de sa faiblesse. J'ai eu l'impression d'être un de ces gros blancs pas désirables qui profite de ses esclaves. J'ai eu l'impression d'être un déchet. J'ai rensenti de la pitié pour elle, mais aucune empathie. Elle était blindée, faisait ce travail sans ame, comme à la chaine, sans laissé parraitre la moindre émotion. Elle n'était pas désirable non plus. Ni sexuellement, ni amicalement.
Moi j'avais besoin des bras d'une femme pour pleurer, pour me sentir vivre.
Je les ai trouvé auprès de cette femme mure, qui était toute surprise que j'ai pu penser qu'elle me faisait du pied. Elle m'a permis d'éviter de faire une bétise, je ne comptais pas rentrer, et voulait m'engager dans la légion. Elle m'a repoussé dans tes bras, après avoir profité des miens.
J'ai été rongé par le remord pendant des années. Remord parce que finalement, il ne s'était rien passé de ton côté. Parce que tu étais réellement la victime de mes déplacements. Alors que te voyait comme manipulatrice de mes sentiments. J'ai pris une grande claque dans la figure. Alors que je pensais me défendre, j'ai dégainé le premier. Fallait t-il que je t'en parle ?
J'ai très longtemps hésité. Je voulais faire amende honorable. Mais au bout du compte j'ai préféré ne rien dire.
Parce qu'avouer c'est se soulager sur l'autre de sa faute. Parce que j'avais fais des choses pas jolie mais que je ne voulais pas que cela viennent, ni te taché, ni te blesser. Parce que je devais assumer seul mes fautes. Parce que j'ai enfin compris que tu m'aimais et que la meilleure chose à te rendre c'était un amour sans faille. Oui c'était en contradiction avec la confiance sur laquelle nous basions notre couple. Mais je ne pense pas que cet aveu l'aurait renforcer. J'ai pris cette décision non pas pour toi, ni même pour moi, dans ce cas je t'aurais tout avoué, je l'ai prise pour nous. Faire ce choix ne voulais pas dire que je te trompais à vie. Les circonstances pourrait aujourd'hui encore t'ammener à l'apprendre. J'assumerais.
Je crois que cette expérience m'a douloureusement fait perdre ma naïveté d'adolescent. Non, toutes les vérités ne sont pas bonne à dire, pour le bien de l'autre. Je suis devenu un peu plus adulte.
J'ai été rongé par le remord pendant des années et inconsciemment je ne regardais plus les femmes avec désir ou me l'interdisais.
Je suis parti à New York ou grace au travail j'avais l'occasion de rencontrer de très jolie femme, être français là bas, à l'époque du moins, et dans le milieu du luxe, ça ouvre des portes, je ne les ai jamais franchies.
Durant cette longue période je n'ai souvenir que d'une collègue avec qui j'ai travaillé une semaine et qui je l'avoue m'attirais énormement, mais la leçon avait été apprise !
Mon remord à fini par se dissiper. Je n'ai pas plus éprouver le désir d'aller vois ailleurs. Notre vie me convenait.
Certes, ma vie professionnelle me permettait de travaillé avec des personnes du sexe opposé, et la familiarité aidant, j'ai été soumis à quelques tentations. Une collègue qui rentre dans mon bureau et me sort tout de go, "bon j'ai un problème avec mon ordi perso, une petite pipe et tu me répares tout ça..." J'avais déjà quelques fantasme pour elle... J'ai eu du mal à me concentrer sur le travail le reste de la journée. Je n'ai jamais su jusqu'ou elle était sérieuse. Un collègue jeune papa venait de rompre pour partir avec une nouvelle colaboratrice. Je crois que ça à contribué à calmer les esprits...
Et puis tu t'es mise en stand by pour ton concours, le dialogue s'est rompu. Je t'ai ouvert un blog, je n'ai fait qu'y monologué...
Cela m'a ammené au bord du gouffre à la limite de péter un cable. Il me fallait des échapatoires.
Je t'ai de nouveau trompée... En virtuel !
Je naviguais sur second life depuis plusieurs mois, je savais que le sexe y avait une certaine importance. Ma curiosité technicienne m'aurais poussé très rapidement à m'interresser au sujet. Je l'avais mis de côté par pudeur.
Mon personnage sur second life est une femme. J'ai fini par me rendre sur une zone pour adulte. J'y ai fait la connaissance d'un hollandais, nous avons communiqué en anglais. On a parlé expérience sexuelle virtuelle, il m'a proposé d'en vivre une. Nous nous sommes rendu sur une ile déserte, au soleil couchant. Nos deux personnages était face à face. Ils n'ont pas bougés, il m'a fait l'amour rien qu'avec des mots qui n'étaient pas dans ma langue. Nos personnage se sont effeuillé au fur et à mesure de nos paroles. C'était une expérience dont je ne soupsonnais pas la richesse. Je n'ai pas bandé, mais mon corp était ému. Il savait parlé au femmes !
L'expérience était tout de même frustrante, privé d'image j'ai eu l'impression de faire l'amour les yeux fermés. Sur second life, il existe justement des zones adultes pour mettre en scène ses personnages. J'ai renouvellé l'expérience avec un jeune italien. Ce fut qu'une suite de position, avec un texte très pauvre... Fellation, 69, levrette... À un moment un américain nous à rejoint, j'étais prise en sandwitch... Rigolo, mais sans plus. Du faux sexe sans sexe !
Cette expérience anodine, plus mue par la curiosité que par le désir m'a fait prendre conscience qu'une partie de moi aimerais bien voir aileurs...
Et puis j'ai décidé de monter ce blog et par son intermédiaire de partir à la découverte du web coquin. J'y ai découvert un libertinage artistique, et non exclusivement basé sur le sexe. Artistique au travers des photos, au travers des textes, au travers des sensibilités exprimées dans la narrations des expériences vécus. J'ai découvert beaucoup de gens épanouis qui ont pris leur sexualité en main au lieu de la subir.
J'ai lu des textes qui m'ont donné l'impression de te trompé, j'ai lu des texte qui ont fait monté ma colère contre toi. Parce qu'il relate des expériences qui me sont à jamais interdites.
J'ai été émerveillé par certaines personnalités, qui ont essayées de me soutenir. J'étais reconnu dans ma démarche personnelle pour analyser mon mal être. Ce fut une bouffé d'oxygène. J'avais enfin une existance en dehors de toi. Ces personnes libertines pouvais m'offrir plus que la reflexion. Elles m'apportaient le fantasme, que j'ai perdu avec toi. Elles pouvaient potentiellement les réaliser, et ça m'a fait tourner la tête. Une euphorie de liberté, j'avais le choix de vivre avec mes désirs et de pouvoir les réaliser.
Je n'ai pas mis un terme à mes expérience sensuelle virtuelle. Je suis inscris sur un serveur privé de mmorpg, serveur roleplay strict. J'ai eu l'occasion d'y flirter, toujours dans le role d'une femme. Je ne sais pas si je prendrais autant de plaisir si je jouais un homme. Je n'éprouve pas le besoin de "construire" une relation ailleurs même sous forme de jeu. Jouer une femme c'est autre chose, effleuré l'inaccessible, le virtuel total. Etre ce que je ne peux pas être dans la vie, mais cela reste un jeu et non un besoin.
Pourtant je suis également inscrit sur un forum roleplay pour adulte. J'hésite cependant à me lancer, car je compte y jouer mon role. Là j'espère y trouver des réponses à mes questions. Ce ne serais plus qu'un jeu, mais également une démarche. Ce serait un gros investissement, en temps et en reflexions mais je ne sais pas s'il pourrait être profitable. Me permettra t'il de trouver un erzatz au manque de senxualité que j'éprouve parfois ?
J'ignore si la société le permettra plus tard, mais je pense qu'une vie sexuelle séparé de la vie de couple serais quelques chose de plus sain. En tout cas cela permettrai à des personnes comme moi de mieux gérer leur désirs, de diminuer les tensions.
Une chose est sûre, ce n'est pas encore dans les moeurs, ce n'est pas encore dans tes moeurs...
J'ai fais un choix que je ne peux affirmer être définitif, mais je ne céderais pas aux appels des sirènes... Celà me rend t-il plus heureux ? Oui. Serain ? Oui. Frustré ? Oui. Parce que je suis un adulte libre, et que je me prive volontairement d'expérience qui à mon sens ne changerais pas ni ma vision de toi, ni l'amour sincère que je te porte.