mercredi 23 septembre 2009

j'pete les plombs

Un billet manqué...

Oui j'ai été à deux doigts de péter les plombs. C'était début août, le premier jour de mes vacances. Je suis partis m'enfermer à l'étage pour pleurer... Les enfants m'avaient tapé sur le système. Impossible de les calmer alors que j'avais besoin de concentration.

Toujours dans le speed, je n'ai pas pris de précaution lors d'une mise à jour de ma wii, et alors qu'ils attendaient de pouvoir jouer, je l'ai bricker. Bricker une wii, c'est la rendre aussi utile qu'une brique. Cela arrive lorsqu'on a hacké sa console et que l'on fait une fausse manipulation logicielle. J'ai eu droit à un brick low level. C'est extrêmement compliqué à réparer et ça nécessite du matériel et des compétences que je n'ai pas.

Les enfants attendaient de pouvoir jouer et je ne pouvais leur offrir ce bonheur. Et moi tout ce que je demandais c'était du calme et du repos.

Je suis monté pleurer parce que j'étais sur le point de péter un cable et d'envoyer tout le monde balader, j'étais sur le point de laisser mon côté obscur m'envahir, de cracher ma haine irrationnelle, de faire table rase, et faire mes bagages...

Et puis alors que les nuages au dessus du couple se dissipe petit à petit, que nous recommençons à faire des choses qui sortent un peu de l'ordinaire, nous sommes allé pour la première fois de notre vie dans un sex-shop ! Je me retrouve la haut, seul, et un grand vide m'envahis, je regarde les poutres au plafond, et la seul chose qui me vient à l'esprit, c'est laquelle choisir pour me pendre ? Profond désespoir...

mardi 7 juillet 2009

Je t'ai trompé

Et plusieurs fois encore...

Ça a commencé au début de notre relation, tu ne m'aimais pas encore. Je t'ai quittée pour une autre. Nous avons fait l'amour pour la première fois le jour de cette rupture... en cadeau d'adieu. Nous avons beaucoup discuté ce jour là, j'ai commencé à comprendre ta complexité, tu m'a avouer commencer à éprouver quelques sentiments... enfin ! mais c'était trop tard. J'ai finalement trouvé un pretexe pour quitter l'autre et mieux revenir vers toi.

Nous avons décidé de vivre comme si nous pouvions nous quitter demain, mais nous avons bati notre couple comme si nous étions marié. La fidélité en premier plan.

Le boulot m'a ammené à rencontrer des gens que je t'ai présenté. Tu as été jalouse d'une femme mure que tu accussais de me draguer. Je suis parti en déplacement régulièrement, je crois que tu as toujours eu du mal à le gérer. Par la force des choses, te sentant malheureuse et victime, je me suis mis dans le role du bourreau, j'en ai souffert, j'avais besoin de reconfort, mais tu ne m'écoutais pas, me rejettant la faute. Un soir tu m'as avoué qu'un ami à ton frère avait tenté de t'embrasser, j'entendais mal dans cette cabine sur les grands boulevards. Je savais que tu étais très attiré physiquement par lui. J'ai cru que le pire était arrivé, que tu prennais des pincettes pour me l'annoncer, que le lendemain tout serais fini...

J'ai craqué, j'avais besoin de réconfort. Avec un ami nous sommes allés voir les prostitués. C'est la plus grande honte de ma vie... Elles venaient de Sierra Leonne, l'une ne parlait pas français. Elle m'a sucer à deux reprises. J'ai eu l'impression de profiter de sa faiblesse. J'ai eu l'impression d'être un de ces gros blancs pas désirables qui profite de ses esclaves. J'ai eu l'impression d'être un déchet. J'ai rensenti de la pitié pour elle, mais aucune empathie. Elle était blindée, faisait ce travail sans ame, comme à la chaine, sans laissé parraitre la moindre émotion. Elle n'était pas désirable non plus. Ni sexuellement, ni amicalement.

Moi j'avais besoin des bras d'une femme pour pleurer, pour me sentir vivre.

Je les ai trouvé auprès de cette femme mure, qui était toute surprise que j'ai pu penser qu'elle me faisait du pied. Elle m'a permis d'éviter de faire une bétise, je ne comptais pas rentrer, et voulait m'engager dans la légion. Elle m'a repoussé dans tes bras, après avoir profité des miens.

J'ai été rongé par le remord pendant des années. Remord parce que finalement, il ne s'était rien passé de ton côté. Parce que tu étais réellement la victime de mes déplacements. Alors que te voyait comme manipulatrice de mes sentiments. J'ai pris une grande claque dans la figure. Alors que je pensais me défendre, j'ai dégainé le premier. Fallait t-il que je t'en parle ?

J'ai très longtemps hésité. Je voulais faire amende honorable. Mais au bout du compte j'ai préféré ne rien dire.

Parce qu'avouer c'est se soulager sur l'autre de sa faute. Parce que j'avais fais des choses pas jolie mais que je ne voulais pas que cela viennent, ni te taché, ni te blesser. Parce que je devais assumer seul mes fautes. Parce que j'ai enfin compris que tu m'aimais et que la meilleure chose à te rendre c'était un amour sans faille. Oui c'était en contradiction avec la confiance sur laquelle nous basions notre couple. Mais je ne pense pas que cet aveu l'aurait renforcer. J'ai pris cette décision non pas pour toi, ni même pour moi, dans ce cas je t'aurais tout avoué, je l'ai prise pour nous. Faire ce choix ne voulais pas dire que je te trompais à vie. Les circonstances pourrait aujourd'hui encore t'ammener à l'apprendre. J'assumerais.

Je crois que cette expérience m'a douloureusement fait perdre ma naïveté d'adolescent. Non, toutes les vérités ne sont pas bonne à dire, pour le bien de l'autre. Je suis devenu un peu plus adulte.

J'ai été rongé par le remord pendant des années et inconsciemment je ne regardais plus les femmes avec désir ou me l'interdisais.

Je suis parti à New York ou grace au travail j'avais l'occasion de rencontrer de très jolie femme, être français là bas, à l'époque du moins, et dans le milieu du luxe, ça ouvre des portes, je ne les ai jamais franchies.

Durant cette longue période je n'ai souvenir que d'une collègue avec qui j'ai travaillé une semaine et qui je l'avoue m'attirais énormement, mais la leçon avait été apprise !

Mon remord à fini par se dissiper. Je n'ai pas plus éprouver le désir d'aller vois ailleurs. Notre vie me convenait.

Certes, ma vie professionnelle me permettait de travaillé avec des personnes du sexe opposé, et la familiarité aidant, j'ai été soumis à quelques tentations. Une collègue qui rentre dans mon bureau et me sort tout de go, "bon j'ai un problème avec mon ordi perso, une petite pipe et tu me répares tout ça..." J'avais déjà quelques fantasme pour elle... J'ai eu du mal à me concentrer sur le travail le reste de la journée. Je n'ai jamais su jusqu'ou elle était sérieuse. Un collègue jeune papa venait de rompre pour partir avec une nouvelle colaboratrice. Je crois que ça à contribué à calmer les esprits...

Et puis tu t'es mise en stand by pour ton concours, le dialogue s'est rompu. Je t'ai ouvert un blog, je n'ai fait qu'y monologué...

Cela m'a ammené au bord du gouffre à la limite de péter un cable. Il me fallait des échapatoires.

Je t'ai de nouveau trompée... En virtuel !

Je naviguais sur second life depuis plusieurs mois, je savais que le sexe y avait une certaine importance. Ma curiosité technicienne m'aurais poussé très rapidement à m'interresser au sujet. Je l'avais mis de côté par pudeur.

Mon personnage sur second life est une femme. J'ai fini par me rendre sur une zone pour adulte. J'y ai fait la connaissance d'un hollandais, nous avons communiqué en anglais. On a parlé expérience sexuelle virtuelle, il m'a proposé d'en vivre une. Nous nous sommes rendu sur une ile déserte, au soleil couchant. Nos deux personnages était face à face. Ils n'ont pas bougés, il m'a fait l'amour rien qu'avec des mots qui n'étaient pas dans ma langue. Nos personnage se sont effeuillé au fur et à mesure de nos paroles. C'était une expérience dont je ne soupsonnais pas la richesse. Je n'ai pas bandé, mais mon corp était ému. Il savait parlé au femmes !

L'expérience était tout de même frustrante, privé d'image j'ai eu l'impression de  faire l'amour les yeux fermés. Sur second life, il existe justement des zones adultes pour mettre en scène ses personnages. J'ai renouvellé l'expérience avec un jeune italien. Ce fut qu'une suite de position, avec un texte très pauvre... Fellation, 69, levrette... À un moment un américain nous à rejoint, j'étais prise en sandwitch... Rigolo, mais sans plus. Du faux sexe sans sexe !

Cette expérience anodine, plus mue par la curiosité que par le désir m'a fait prendre conscience qu'une partie de moi aimerais bien voir aileurs...

Et puis j'ai décidé de monter ce blog et par son intermédiaire de partir à la découverte du web coquin. J'y ai découvert un libertinage artistique, et non exclusivement basé sur le sexe. Artistique au travers des photos, au travers des textes, au travers des sensibilités exprimées dans la narrations des expériences vécus. J'ai découvert beaucoup de gens épanouis qui ont pris leur sexualité en main au lieu de la subir.

J'ai lu des textes qui m'ont donné l'impression de te trompé, j'ai lu des texte qui ont fait monté ma colère contre toi. Parce qu'il relate des expériences qui me sont à jamais interdites.

J'ai été émerveillé par certaines personnalités, qui ont essayées de me soutenir. J'étais reconnu dans ma démarche personnelle pour analyser mon mal être. Ce fut une bouffé d'oxygène. J'avais enfin une existance en dehors de toi. Ces personnes libertines pouvais m'offrir plus que la reflexion. Elles m'apportaient le fantasme, que j'ai perdu avec toi. Elles pouvaient potentiellement les réaliser, et ça m'a fait tourner la tête. Une euphorie de liberté, j'avais le choix de vivre avec mes désirs et de pouvoir les réaliser.

Je n'ai pas mis un terme à mes expérience sensuelle virtuelle. Je suis inscris sur un serveur privé de mmorpg, serveur roleplay strict. J'ai eu l'occasion d'y flirter, toujours dans le role d'une femme. Je ne sais pas si je prendrais autant de plaisir si je jouais un homme. Je n'éprouve pas le besoin de "construire" une relation ailleurs même sous forme de jeu. Jouer une femme c'est autre chose, effleuré l'inaccessible, le virtuel total. Etre ce que je ne peux pas être dans la vie, mais cela reste un jeu et non un besoin. 

Pourtant je suis également inscrit sur un forum roleplay pour adulte. J'hésite cependant à me lancer, car je compte y jouer mon role. Là j'espère y trouver des réponses à mes questions. Ce ne serais plus qu'un jeu, mais également une démarche. Ce serait un gros investissement, en temps et en reflexions mais je ne sais pas s'il pourrait être profitable. Me permettra t'il de trouver un erzatz au manque de senxualité que j'éprouve parfois ?

J'ignore si la société le permettra plus tard, mais je pense qu'une vie sexuelle séparé de la vie de couple serais quelques chose de plus sain. En tout cas cela permettrai à des personnes comme moi de mieux gérer leur désirs, de diminuer les tensions.

Une chose est sûre, ce n'est pas encore dans les moeurs, ce n'est pas encore dans tes moeurs...

J'ai fais un choix que je ne peux affirmer être définitif, mais je ne céderais pas aux appels des sirènes... Celà me rend t-il plus heureux ? Oui. Serain ? Oui. Frustré ? Oui. Parce que je suis un adulte libre, et que je me prive volontairement d'expérience qui à mon sens ne changerais pas ni ma vision de toi, ni l'amour sincère que je te porte.

mardi 23 juin 2009

Je déteste desperate housewife :)

Ma très chère et tendre amie adore cette série. Donc je la subie régulièrement.

Alors que je la déteste ! (la série :)

Je serais une fille je serais probablement accro. Mais en tant que mec, cette série me fait bondir toutes les deux minutes...

Il faut dire que je suis plutôt bon public... Je verse ma petite larme régulièrement devant un film. Alors que je garde une froide distance avec les informations. Il va de soi que je n'y accorde pas la même mesure, même durant l'émotion, et que je me révolte régulièrement sur l'état du monde. Sans pour autant verser ma petite larme. (quoique dès fois...)

Mais je suis ainsi fait, une mise en scène à le don de m'émouvoir. Les scénaristes et le réalisateur de desperate housewife on le don de me tirer dessus à bout portant.

Heureusement que mon amie se trouve à côté lorsque je regarde cette série, je me vois déjà debout sur le canapé à hurler sur Lynette, Bree, Susan, Gabielle ou Edie...

Toutes représentent une part de moi, et je me sens systématiquement investis du pouvoir de l'amie qui doit faire leur faire ouvrir les yeux sur leurs grossières erreurs.

Je suis un mec, je suis définitivement trop fragile pour cette série !

D'ailleurs je n'ai pas voulu voir la fin du deuxième épisode... J'ai craqué !

jeudi 18 juin 2009

mon côté obscur en pleine lumiére

À lire ou à discuter avec des blogueurs, je m'aperçois qu'on est tous un peu pareil... On écrit pour soi, mais on ne peut s'empêcher de regarder ses stats...

Aujourd'hui, alors que je viens de perdre une partie de mon billet en cours de rédaction... grrrr, je décide de me détendre deux minutes et par curiosité, je tape "mon côté obscur" sur google pour voir si j'apparais dans les profondeurs du classement.

Et là c'est l'horreur... Ce blog apparait en premier résultat. Il y en a qui vendrait père et mère pour avoir cette place ! Pourvu que Dark Vador ne s'en rende pas compte...

Bon en même temps, personne n'est venu visité mon site à partir de ces mots clés, mais depuis combien de temps suis-je en pole position ? 27 ème position rien qu'avec "côté obscur"... Ça m'étonnerai que je détrone starwars un jour, mais ça me fait quand même bien peur cette histoire !

Les moteurs de recherche ne représente que 25 % de mes visites pour ce mois, et je ne suis pas sur de vouloir obtenir un lectorat par ce biais. En même temps quand je vois les requête qui ont mené à ce blog :

attention exacerbée de l'apparence physique
je suis une fille rêve érotique avec ma meilleure amie
la crise de la quarantaine dure t'elle longtemps?
la crise de la trentaine chez la femme
si j'etais une fille ma vie ne serait pas la meme
tapiner par fantasme

et quelques autres avec "400 culs" en mots clés suite à mon précédent billets

Je me dis que ce serais dommage de ne plus être référencé... Alors je me tate... Vivre dangeureusement ou non ?

mercredi 17 juin 2009

Quelle concession ne pourrais-je jamais concevoir ?

Quelqu'un m'a un jour demandé pour m'aider dans ma démarche : «Quelles concessions ne pourrais tu concevoir ?»

J'ai été tenté de repondre du tac au tac, «Peu importe puisque, si je ne peux les concevoir, je ne les ferais pas»

Puis je me suis ravisé en promettant de reflechir à la question, car elle a tout simplement un sens caché.

Ai-je fais des concessions qui sont en opposition avec le sens que je donne à ma vie ?

La question m'a été posé il y a plusieurs mois, et j'avoue que j'y réfléchi toujours.

Pour preuve j'ai commencé ce billet en janvier et je n'ai pas l'impression d'avoir avancé d'un pouce. Alors que je suis sur d'y trouver des clés...

vendredi 29 mai 2009

Les 400 culs

Je viens de lire coup sur coup, deux articles qui mon fortement interpellés.

Deux articles sur le blog de Agnès Giard les 400 culs.

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2009/05/la-famille-carcérale.html

Je suis quelques part dans cette position. J'ai fais le choix de vivre avec une personne alors que sexuellement, nous n'avions pas les mêmes désirs. Je l'ai informée de ma sexualité d'avant elle. Mais je pensais à l'époque avoir vécu ce que je désirais tester, et je pensais en avoir fini avec certains fantasmes. Je me suis dis que nous construirions ensemble notre sexualité, et je n'ai pas trop chercher à l'entraîner vers mes désirs, pensant qu'elle y viendrait seule. Ce n'est pas le cas et me voila pris au piège...

Pendant des années je n'ai jamais songé à la tromper. Nous nous sommes construit notre sexualité. Pour ma part je dirais que je l'ai mise en veilleuse bienveillante. Avec toujours l'espoir que ma partenaire se réveille. Je n'ai jamais réussi à la faire jouir par pénétration vaginale. Mais j'ai toujours mis un point d'honneur à la faire jouir en lui flattant son joli bouton. J'ai toujours pensé que passé le cap de l'orgasme vaginal, les choses se libérerais d'elle même, j'ai donc beaucoup misé sur mes performances qui se sont toujours avéré bien piètre...

J'ai essayer de faire monter son désir par des préliminaires plus long avec pour effet de m'exciter davantage et de baisser mes performances... Elle aime être prise rapidement et longuement...

D'ou ma culpabilité, mon effondrement sexuel au point parfois de ne plus la désirer.

Sa personnalité ne la pousse pas à provoquer mes désirs, elle ne viendra jamais me chercher sexuellement. C'est très frustrant de ne pas se sentir désiré charnellement. J'ai eu cette phrase prête à sortir pendant plusieurs semaines « Tu ne me fais plus bander ».

Heureusement ces dernière semaines ont été plus câlines nous en sommes à 16 fois depuis le début de l'année. Je sais, c'est mesquin de compter, mais c'est mon côté technicien qui cherche à analyser. Nous sommes même rentré pour la première fois ensemble dans un sexe-shop. Nous en sommes sortie avec un anneau vibrant, une huile hot, et des dessous pour mademoiselle. Les deux premiers furent essayé le soir même.

On a fait le tour du magasin. Elle fut relativement curieuse de tous les produits que l'on peut y trouver, notamment le stimulateur de prostate, je lui ai expliqué le fonctionnement, et je lui ai avouer que j'en possédais un, et qu'elle devrait le savoir ! Je le lui avais discrètement avouer la chose sur son blog. Cela m'avais chiffonner qu'elle ne m'ai pas interrogé dessus à l'époque. J'avais mis ça sur le fait qu'elle ne veuille pas connaitre une partie de moi et donc l'ignore totalement.

Me voila rassuré, elle avait du survoller le paragraphe. Mais depuis elle n'a pas réabordé de sujet.

J'ai l'impression parfois de lui envoyer des signaux d'alarmes clair dont elle ne veut tenir compte. J'en suis frustré. Elle sait que je ne suis pas réellement épanoui sexuellement, nous en avons discuté. Bien que pour ne pas la blesser, j'ai relativisé beaucoup de chose... Ne sachant déjà pas moi même ou me situer...

Le deuxième article d'Agnès par contre m'a complètement rassuré sur nos relation avec ma partenaire

http://sexes.blogs.liberation.fr/agnes_giard/2009/05/orgasme-oui-jouissance-.html

Cet article est un véritable réconfort. Ma partenaire vie ce que beaucoup de femme vive, une difficulté à jouir vaginalement. Ça ne l'empêche pas d'être épanouie sexuellement, ce qu'elle m'a toujours affirmé, mes doutes s'envolent. J'ai le discours et les actes adapté, masturbation du clitoris, je suis donc un amant correct.

Reste qu'elle n'aime pas jouir avant moi et moi je n'aime pas jouir avant elle, la résolution chez moi est brutale et casse net ma libido dans la majorité des cas. Alors que j'adore la voir sombrer dans l'orgasme lorsque je suis toujours excité.

vendredi 22 mai 2009

Si j'avais été une fille

À l'époque ou ma mère était enceinte, l'échographie n'était pas systématique et le gynécologue se bassait souvent sur le bruit du coeur du bébé, pour définir une probalité du sexe de l'enfant.

J'aurais du naître fille !

C'est du moins ce qu'attendaient mes parents. Ils furent surpris !

Mais si j'avais été une fille ?

En fait, il y a bien longtemps que je me suis posé la question. Je devais avoir 16 ans à l'époque, et j'étais adepte des jeux de rôles. Nous étions cinq jeunes garçons à se retrouver régulièrement pour vivre de grandes quêtes.
Nous avons intégré à l'équipe une amie commune. Elle fit quelques parties, et ce fut plaisant d'avoir un nouveau regard sur nos aventures. Elle ne fut pas aussi accro que nous, et décrocha faute de temps. 

C'est à cette période, alors que nous découvrions un nouveau jeu, et donc que nous nous inventions de nouveaux personnages que j'eu le désir de jouer une femme, je fus le premier du groupe. C'était excitant, et là j'eu réellement l'occasion de jouer dans la peau d'un autre, à travers d'autre yeux, et je pense que cela a, petit à petit, profondement changé ma vision du monde. Je n'ai que très occasionellement joué des hommes par la suite. Cela a aussi contribué à changer ma sexualité, et m'a permis de me faire mes propres expériences avec les hommes, sans tabous.

Je ne crois pas avoir de probléme d'identité sexuelle à proprement parlé et je ne crois pas que cela m'ait géné le moins du monde dans la vie. Je ne souhaite pas changer de sexe.

Et pourtant si, j'occulte le fait que j'ai aujourd'hui des enfants et une vie de couple, et si un magicien venait à passer par là me proposant d'exausser mes voeux... Et bien, je dois avouer que je succomberais volontier à mon fantasme.

Ce fantasme j'ai failli le toucher du doigt, il y a quelques années. Nous ne discutons pour ainsi dire jamais fantasmes avec ma partenaire, et pourtant ce soir là, c'est allé très loin.

Je vous passe les détails qui m'ont mené à faire ce choix, je ne m'en souviens plus très bien d'ailleurs, mais toujours est t'il que me voici habillé en femme avec la posibilité d'aller tapiner dans une rue réputée pour la chose...
J'ai eu peur de brisser quelques chose dans notre couple malgré ses encouragements. Je ne l'ai pas fait.

Même si mon fantasme est assez porté sur le sexe, il m'arrive régulièrement de m'imaginer ce qu'aurait été ma vie si j'étais de l'autre sexe.

Si j'avais été une fille j'aurais été complexée. Je l'ai été garçon, il n'y a pas de raison qu'il en fut autrement. J'ai toujours admiré les autres, et très peu moi même. J'aurais probablement été plus compléxé encore, car la société, même si aujourd'hui elle rééquibre les choses, à toujours eu tendance à priviligier les garçons. J'ai toujours eu l'impression de me situé dans le bon camp, celui de ceux pour qui rien n'est impossible. Ça aide à se sentir mieux dans sa peau.

Si j'avais été une fille, adolescente, j'aurais commencé à prendre soin de mon physique car c'est avant tout la dessus que l'on est jugé par nos pairs du moment. j'aurais eu une meilleure amie, avec qui j'aurais fait les boutiques avec qui j'aurais discuter garçon. Le beau gosse du collège ou du lycée n'aurait pas été pour moi. Trop timide pour l'aborder, et puis de toute façon, il n'est pas interressant en dehors de son physique. Pourtant, j'aurais fantasmé sur lui, et rêver qu'il me fasse la cour, aimé qu'il soit romantique avec moi.

Si j'avais été une fille, les garçons qui m'auraient interressé au quotidien, c'est ceux que l'on appellera plus tard, les geeks. Parce que j'aime écouter les gens passionnés, je suis curieux et j'aime apprendre. J'aime la technique et comprendre ce qui m'entourre. Et puis je me serais senti tellement valorisé d'être la seule fille au milieu de ces mecs. J'aurai commencé à apprécié d'être une demoiselle. Si j'avais été une fille, j'aurais été geekette.

Si j'avais été une fille, j'aurais été une rebelle calme. Pas une rebelle dans les faits, juste une rebelle affiché, avec une tendance à ne pas suivre ce que l'on me dit de faire, l'envie de ne pas suivre le troupeau de ne pas mangé la même herbe. Mais sans rejetter les autres.

Si j'avais été une fille, j'aurais surement eu une aventure avec ma meilleure amie. Parce que l'acte d'amour avec la personne en qui on a le plus confiance est une initiation à la vrai découverte de l'autre et de soi-même.

Si j'avais été une fille je me serais suicider scolairement avec d'autant plus de facilité que la société leur porte moins la pression de la réussite à ce niveau.

Si j'avais été une femme, je pense que les circonstances de la vie m'aurais construit, et aurais petit à petit effacer mes rêves.

Ou peut être pas. Être fille dans une société masculine m'aurais peut être donné le goût de me battre. Peut être aurais-je donné les moyens à mes rêves de se concrétiser. C'est peut être là que ma vie aurais changer.

Tout ceci ou presque je l'ai vécu en tant qu'homme, je n'ai aucun regret.

Cependant je me dis que même si j'avais dégusté le même plat, être assis de l'autre côté de la table en aurait sans doute changer la saveur... Parce que de l'autre côté de la table, je pense que la vue est plus belle.

Mais je me dis que si j'avais été une fille, à un moment ou à un autre j'aurais voulu être un garçon !