samedi 10 janvier 2009

Mon plus mauvais souvenir avec toi

je clos tardivement cette série de billets sur les reproches que je te fais.

http://moncoteobscur.blogspot.com/2008/11/les-trois-reproches.html
http://moncoteobscur.blogspot.com/2008/11/ctait-le-jour-de-mon-anniversaire-notre.html
http://moncoteobscur.blogspot.com/2008/11/confiance.html

Le troisième et dernier reproche est le plus douloureux pour moi, mais aussi sans doute pour toi.
Je n'étais toujours pas remis que tu ai offert la primeur de ta grossesse à tes amies plutôt qu'a moi.
Et voilà que tu doutais de ton désir d'enfant. Qu'il arrivait trop vite, que tu n'étais pas prête, que tu ne te sentais pas bien.
Je ne sais plus comment tu me l'a annoncé. Je me souviens avoir pris sur moi, pour ne pas te blesser. J'ai encore pris une claque dans la gueule !
J'ai accepter le fait que ce n'était peut être pas le moment. Et c'est même, peut être, moi qui t'ai proposé l'avortement, devant ton désarroi et ta tristesse.
J'ai passé des jours horribles, dans l'incertitude de notre situation. Mais j'étais prêt, nous allions faire les démarches.
Dans ma tête les choses était claire.
Si tu allais jusqu'au bout, je t'accompagnerai puis je te quitterai. J'étais au bout des concessions que je pouvais t'accorder.
Si tu renonçais, j'essaierai d'être un père exemplaire tout en restant un compagnon amant.

Nous avons pris rendez-vous au planning familial. Nous avons exposé notre cas. Notre interlocutrice est restée dubitative devant ton désir d'avorter. Elle a prétexté les changements hormonaux pour expliquer ta peur et le bouleversement que tu étais en train de vivre.
Et j'ai craqué, j'ai pleuré, je t'ai exprimé mon désir sincère d'avoir un enfant avec toi.
Nous avons quitté le planning familial sans avoir pris de décision.

La décision s'est prise à l'appartement. Comme nous n'arrivions pas à travers la conversation à savoir ce que voulait réellement l'autre. Je ne voulais pas t'imposer un enfant si tu n'en voulait pas. Nous avons décider de noter notre choix sur un bout de papier.
enfant ou avortement. J'ai bien sur noté enfant.
Tu as noter enfant +++
Notre couple étais sauvé. Nous étions heureux de devenir parent.
Mais j'avoue que j'étais à bout de nerf. J'aurai voulu en parler à un psy à l'époque.
Le bonheur de ta grossesse et de la naissance a petit à petit ensevelit ce mauvais souvenir.
Mais dans les moments de noirceur, il rejaillit, et je t'en veux de m'avoir fais vivre ça !

Pourtant je sais que ce ne fut pas simple pour toi non plus, et j'aurais voulu que tu puisses toi aussi exprimer ta souffrance sur cette période.

Nous n'en n'avons jamais reparlé, et c'est devenu un tabou. Car si à l'époque la question de l'avortement pouvait se poser, aujourd'hui il m'est presque insupportable d'imaginer que notre fils pourrait ne pas exister.

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