mardi 2 décembre 2008

illusions

Dimanche matin, réveil correct, pas trop tôt, pas réveillé par les enfants.
Le biberon des enfants est près, ils se mettent devant la télévision.
Je termine de mettre la table, m'assois et commence à me préparer mes tartines à tes côtés...
Le petit débarque, et me réclame une brioche pour lui et son frère comme à son habitude.
Ils boivent le biberon à une telle vitesse, ça me surprend toujours. À chaque fois que je me pose pour commencer à manger, crac eux d'abord... grrr ! Tu anticipes la chose et commence à préparer les brioches avant que j'ai le temps de m'énerver... Je suis agréablement surpris et me dis que quand même, c'est pas la première fois qu'il me font le coup, je devrais être habitué et je devrais arrêter de montrer mon irritation pour si peu !
Après le petit déjeuner habituellement je vais courir... Mais aujourd'hui nous recevons du monde. Je décide de ne pas y aller de suite et de t'aider à préparer le repas. Ce fut sympathique.
Les enfants eux ont décidé de jouer calmement dans leur chambre, je n'en reviens pas de la sérénité du moment. Je passe les voir les félicite de leur calme, tu me glisse à l'oreille que nous pourrions sortir un jouet acheté à un troc et puce, pour chacun. Belle idée j'acquiesce. Ils sont heureux, nous aussi, dimanche de rêve.
Le repas étant quasiment prêt, je décide d'aller courir. Mais avant de courir, il faut courir après les chaussures, le pantalon, l'ipod...
J'ai tout sauf de casque de l'ipod... grmmmml, je l'avais prété au grand pour sa DS, mais le casque n'est plus dessus. Je fais le tour de la barraque, tout le monde sens que la pression monte, le grand vient avec toutes les précautions du monde s'inquiété de mon irritation grandissante, s'informe pour savoir s'il est fautif. Non lui fais je savoir sèchement. La DS, c'est moi ou sa mère qui la récupéront après chaque séance de jeu. Ce ne peut être lui. En même temps je cherche un coupable, ce ne peut être moi... Foutu mémoire quand même, je ne suis sur de rien. Mais j'informe tout le monde que ça m'énerve, que tous les dimanches c'est pareil, je cours après un truc, pour pouvoir aller courir... Nous échangeons quelques mots à propos de mon irritation, et là tu me balance :
"De toute façon, je m'en doutais, tu ne sais pas faire illusions plus de cinq minutes"
Je suis scotcher ! et te répond du tac au tac, "Tu as raison".
Et sur le coup je me dis que tu as réellement raison. J'aimerais avoir plus de temps à moi, avoir mon espace à moi, et que du coup je donne l'illusion d'être heureux.
Heureusement encore que je n'ai pas le sens de la répartie, car quelques secondes plus tard, je me dis que j'aurai du te répondre qu'au moins, moi je fais illusion de temps en temps ce qui n'est plus ton cas ! Mais trop tard la répartie n'a plus de sens.

Finalement je ne trouverais pas mon casque. Je n'irais pas courir. Nos invités calmeront l'ambiance.

Le casque sera retrouvé dans la journée à un l'endroit ou je l'avais oublié, et j'aurais le culot de te dire que je ne sais pas ce qu'il fait là !

Je suis un gros con. Moi je tranforme l'or en plomb, j'ai l'art de détruire le bonheur par mon égoïsme.

Non je ne fais pas illusion, ces moments de bonheur je les vis à leur pleine mesure. Je ne les aurais pas ma vie serais un champ de ruine.

Oui quelques part tu ne fais plus illusion, je te sais torturée par ton examen, je sais qu'il t'empêche de vivre pour toi, que tu t'es mise en stand by, et que tu ne pourras être pleinement heureuse que lorsque tu l'auras. Et moi j'en ai marre de t'attendre, je ne peux être heureux sans que tu le sois.