vendredi 17 avril 2009

Je te quitte

Et je suis dans un drôle état d'esprit.

Je te quittes mais pour le week-end seulement.

Il est très rare que nous nous quittions. Il est très rare que l'un de nous découche. Habituellement, je suis toujours dans un état de fébrilité. Soit parce que c'est moi qui découche, et il y a forcement une raison majeure, et en même temps je me demande toujours ce que tu vas vivre de ton côté, soit parce que c'est toi qui découche et là j'angoisse de ce qui peux t'arriver, de qui tu peux rencontrer, je suis jaloux et je souhaiterais être une souris et te suivre pas à pas...

Aujourd'hui c'est moi qui découche et ma raison majeure ne m'excite pas plus que ça. Mais je me suis engagé.

Je vais rejoindre une soixante de personnes, que des hommes, et nous allons nous mettre sur la figure le temps d'un week end. Certes je suis du côté organisation, mais l'excitation devrait être là. Il n'en n'ai rien, trop de chose en tête.

En même temps je suis plutôt serein, même pas peur de ce que tu vivras de ton côté. De toute façon tu es raisonnable, prévisible, tu passeras probablement un week end pas excitant, entre télé et enfants, j'en suis sincèrement désolé pour toi. Au moins tu n'aura pas à supporter mes sautes d'humeur.

Je suis dans un drôle d'état d'esprit car je me sens plus desinhibé que d'habitude.

Lorsque je te quitte et que je vais à la rencontre des autres, je rentre dans un mode «défensif». Je ne suis plus avec toi physiquement, cependant je crois que je renforce notre couple mentalement mais inconsciemment, pour éviter de me laisser charmer. Je n'autorise pas les autres à interagir avec moi pour autre chose que ce qui est déterminé par avance.

Par exemple, si je demande mon chemin à quelqu'un et que celui ou celle-ci me propose de m'accompagner, mon premier réflexe sera de refuser. Il ne sera pas facile pour un étranger de briser la première barrière.

Et bien ce week-end je crois que si !

Soyons honnête, je ne risque pas de rencontrer une vamp, et c'est pas le but, mais cette desinhibition à un côté follement excitant. Elle laisse place à l'imprévisible...

2 commentaires:

Fleur de Lys a dit…

Le hasard mène parfois dans de drôles demeures ... Jamais simple la vie à deux ! Concilier ses envies avec celles du couple, ne pas froisser l'autre. Que de compromis qui peuvent frustrer, enfermer.

Je reviendrais surement vous tenir compagnie.

cinoar a dit…

Je ne suis pas toujours prompt à répondre, comme vous le constatez. Mais que j'aime les commentaires des personnes qui ce sont perdu ici, et ont été suffisament « touchées » pour me laisser un petit mot. J'aprécierai surement votre compagnie, au point même d'aller vous rendre visite, car j'ai vu sur votre blog un certain nombre de chose qui ont titillé ma curiosité... à bientôt.