C'était le jour de mon anniversaire, notre couple traversait une période d'instabilité. Deux jours auparavent, j'envisageais de te proposer de faire un break. J'avais décidé d'attendre un peu, d'attendre que mon anniversaire soit passé. Je savais que nous pourions passer un agréable moment, que ça pourrait ralummer la flamme.
Nous sommes allé déjeuner sur la plage, il y avait un peu de vent, mais bien couvert c'était agréable.
Je sentais que tu avais quelque-chose à me dire, j'ai envisagé une seconde que toi aussi tu veuilles faire le break. Mais non, c'était l'inverse. Je me suis demandé, à l'époque, si ce n'était pas une fuite en avant.
Tu m'as proposé de faire un enfant.
Joie... de courte durée.
Cela faisais trois ans que nous n'avions pas abordé le sujet. C'était la deuxième fois que tu m'en parlais sérieusement.
La première fois, c'était un soir au lit. Autant par vengeance que par peur, j'ai juste soulever le problème de notre situation financière, je ne m'attendais pas à ce que tu te referme aussitôt.
Vengeance car j'ai été le premier du couple à envisager l'hypothèse d'un enfant. Et tu m'évoquais systématiquement des problèmes matériels. Ce qui blessait mon amour. Ce soir là j'ai voulu te faire comprendre ce que je ressentais chaque fois que tu m'opposais une fin de non recevoir. Que l'amour ne peut pas se baser sur des définitions matérielles. Tu n'as pas supporté. Le sujet fut clos dans la seconde. Et nous n'en avons pas reparlé jusqu'a ce jour sur la plage.
J'avais quelques secondes pour décider, tu venais de ralumer la flamme, allais-je la souffler ? Non je ne suis pas fou. Je me suis dis que c'était peut être notre dernière chance d'être heureux.
Tu savais avant même que notre relation ne débute que je te consédérais comme la seule femme que je voyais être la mère des mes enfants. La magie refaisait surface.
J'ai bien sûr accepté avec joie. Joie qui fut de courte durée, car tu as enjoint ta proposition d'une condition. Que je retrouve du travail avant la naissance de l'enfant.
J'ai cru hurler, j'ai cru revenir sur ma décision.
Comment pouvais tu me gacher ma joie, comment pouvais tu briser ce moment magique par des considérations bassements matérielles, je t'aurais claquée, je t'ai haïs, mais j'ai ravaler ma fierté.
Comment pouvais tu me remettre en cause de cette façon ? Je n'ai jamais été un fainéant, ma période de chomage je la mettais à contribution pour renover notre appartement, qui au bout du compte ne sera jamais totalement rénové. Tu m'aurais donné six mois de plus et nous aurions pu recevoir notre enfant dans un appartement fini. Au lieu de ça je passais mes week-end et mon temps libre à avancer dans l'appartement, à me ressasser cette condition, que j'estimais handicapante et insuportable. Oui j'ai retrouvé du boulot, mais à quel prix pour moi ? Le prix de n'avoir jamais de temps à moi, de devoir toujours cupabiliser de prendre quelques heures par-ci par-là, alors que l'appartement était toujours en travaux.
Je te hais pour m'avoir voler la joie que tu venais de m'offrir, et pour toutes les conséquences que j'ai du porter.
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