samedi 15 novembre 2008

Et la lumière fut

Il y a des jours ou comme ça ou, sans que l'on cherche vraiment, on trouve une réponse à une question que l'on se pose depuis des mois, voir des années...
Ça m'est arrivé vendredi soir...
Nous nous sommes couché, j'étais un peu alcoolisé comme tous les week-end. Il faudra d'ailleurs que je me penche sérieusement la dessus un jour... Alcoolo, oui sûrement un peu, mais toute la question est de savoir si je reste dans le raisonnable.
Bref, tout ça pour dire que l'alcool ne m'aide pas à être "performant", mais me permet de me désinhibé un peu et parfois, si je ne suis pas passé en mode "pervers", de te faire l'amour sans trop me poser de question, de le faire en essayant de prendre mon plaisir, sans chercher d'artifice, de te pénétrer directement. Le pire, c'est que c'est comme ça que tu aimes faire l'amour, la pénétration directe, que je mène la danse et que je te prenne un peu énergiquement.

Hier soir j'ai pris un énorme plaisir, l'alcool ne m'a pas aider à avoir un membre bien dur, mais ce fut suffisant, j'ai pu te prendre comme tu aimes, en levrette, mes mains agrippant tes hanches et mes hanches qui claque sur tes fesses. Ce fut bon, j'ai cru que mon coeur allait lâcher une fois la jouissance passée... Je n'arrivais pas à reprendre mon souffle.
Le temps de laisser mon coeur redescende à un niveau de pulsassions acceptable, sous ton regard amusé, et je passe en mode manuel.

Je suis passé expert dans l'art de te caressé le clitoris... presque en m'endormant.
Je met toujours un point d'honneur à ce que ailles toi aussi jusqu'à la jouissance. Hors, il arrive tellement souvent que je sois vidé après avoir joui. Vidé d'excitation, parce qu'il n'y a pas eu communion. Du coup je te caresse, mécaniquement.

Hier soir, malgré le fait d'être épuisé physiquement, je n'ai pas eu la chute brutale de la jouissance, j'ai même gardé une certaine excitation. À mon étonnement, tu as été longue à jouir. Ce qui m'a permis à la fois d'être éveillé sur tes sens, et m'a permis de réfléchir un peu à notre couple. Et à ce moment j'ai compris.

J'ai compris pourquoi je m'interroge tellement sur ta sexualité, pourquoi j'ai l'impression que tu pourrais avoir une relation ailleurs, pourquoi je suis si mal lorsque l'on fait l'amour, pourquoi j'ai l'impression qu'il manque quelques chose, que tu n'es pas là... Bref j'ai mis un visage sur ce malaise si profond et si ancien.

En fait lorsque tu jouis, c'est moi qui je ne suis pas la ! Il n'y a pas de communion lorsque toi tu jouis, parce que je suis déjà ailleurs. Ce sont mes doigts qui te caresse mais tu fais l'amour toute seule. Je n'y participe plus. Tu fais l'amour sans moi ! D'où ce malaise qui s'est installé depuis des années à mon insu.

4 commentaires:

Lilou a dit…

Merci de nous faire partager, ton intimité et tes pensées, sans artifice, sans tabou, en toute simplicité, et tel que tu le ressens. C'est en tout cas très courageux de s'exposer ainsi et la lecture est pour nous très agréable. Il est même très plaisant d'avoir le sentiment que tout ça te fait prendre conscience de ce qui se passe dans ta vie, et te fait aller de l'avant!

cinoar a dit…

Je ne me trouve pas courageux, plutôt inconscient, mais c'est sans doute une période de ma vie ou c'est nécessaire... Et je n'ai pas les moyens ni le temps d'aller voir un psy, alors je m'auto-analyse et accepte volontier les commentaires positifs comme négatifs... Peut être me permettront t-il de m'ouvrir les yeux sur ce que je ne vois pas encore !

Emma a dit…

Ton blog a un peu la même fonction que le mien c'est une sorte de thérapie. Une manière pour toi de prendre conscience de certaines choses. Cela n'a pas du être facile d'écrire ce texte, de se rendre compte de cela.

cinoar a dit…

Non ce ne fut pas difficile d'écrire, c'est un besoin. Un besoin de comprendre mes émotions, mes envies, mes interrogations pour mieux les maitriser. Attention cela ne veux pas dire que je souhaite rester maitre de moi en toute situation, au contraire j'adore la spontané, mais c'est ce côté obscur que je cherche à chasser.
Ecrire en étant anonyme n'est pas un problème. Tout le problème est de rester anonyme. Anonyme vis à vis d'elle, vis à vis des connaissances. Je ne sais pas comment elle réagirait. Ce blog est une thérapie comme tu le dis, c'est donc dans un élan positif et en grande partie grâce à l'amour que je lui porte que je me suis lancé. Mais je pense qu'elle découvrirait trop de chose qui pourrait la faire souffrir.
Donc oui quelques part c'est dur de se dire que les textes que l'on poste sur internet ne nous appartiennent plus, et qu'ils pourraient provoquer beaucoup de dégats.